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La chasse au loups

Guêtres aux pieds, pennbaz (*) en main
Où donc vas-tu si bon matin ?
Où donc vas-tu si bon matin ?
Où donc vas-tu, mon Corentin ?

Tous nos gars ont pris rendez-vous, hou hou
Pour aller à la chasse aux loups, à la chasse aux loups

Pourquoi n'as-tu donc pas aux pieds
Pourquoi n'as-tu donc pas aux pieds
Tes lourds sabots de châtaignier
Mais tes fins et légers souliers ?

Nous avons à forcer les loups, hou hou
Chaussés de bons souliers à clous, de souliers à clous

Souperez-vous donc dans les bois
Souperez-vous donc dans les bois ?
A ta boutonnière, je vois
Ta vieille cuillère de bois

Après avoir chassé les loups, hou hou
Nous mangerons la soupe aux choux, la soupe aux choux

Mais pourquoi donc as-tu cousu
Mais pourquoi donc as-tu cousu
Sur ton c?ur le c?ur de Jésus,
Mis ton chapelet par-dessus ?

C'est qu'avant de traquer les loups, hou hou
Ils devront se mettre à genoux, se mettre à genoux

Et que vas-tu chasser ainsi
Et que vas-tu chasser ainsi
Avec le couteau que voici,
Sans emporter ton vieux fusil ?

Ne sais-tu donc plus que chez nous, hou-hou
C'est au couteau qu'on sert les loups, qu'on sert les loups ?

Adieu, mon ami Corentin
Adieu, mon ami Corentin
Va t'embusquer dans un ravin
Au fond du hallier vendéen

Quand, la nuit, hurleront les loups, hou hou
Fais ta prière et pense à nous, et pense à nous.

(*) pennbaz : mot breton, grand bâton de houx avec le bout cerclé de fer, jadis l'arme courante des paysans et des pêcheurs

La chasse aux loups désigne le combat mené contre les révolutionnaires français, par les vendéens durant la guerre de Vendée. Cette dernière opposa les partisans (bleus) et adversaires (blancs) de la Révolution française.

Elle fut marquée par une répression très forte de l'insurrection vendéenne, par les troupes révolutionnaires dirigées par le général Louis Turreau. Notamment, des colonnes infernales révolutionnaires se livrèrent au pillage et massacrèrent la population civile, violant, torturant, tuant enfants, femmes et hommes.

Plusieurs généraux révolutionnaires dénoncèrent ces massacres et obtinrent la suspension du général Turreau. Ce dernier fut arrêté le 28 septembre 1794 et emprisonné. En 1796, le général révolutionnaire Lazard Hoche estima que 600 000 personnes étaient mortes en Vendée.

Cette chanson vendéenne est chantée par Catherine Garret.

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